Voguant sur la vague de la dématérialisation de l’offre des contenus multimédias -comprenez qu’on vous vend de l’air avec un peu de données numériques-, les ptits gars de chez Microsoft ont eu la chouette idée de balancer de la Video On Demand sur le XBOX Live. Résultat, 30 films dispos au jour d’aujourd’hui (dont Matrix, Arthur et les Minimoys, Taxi 4 etc.) et 180 d’ici août 2008.
Des films évidemment en qualité HD… Enfin… pour une séance en définition standard, il faut compter 250pts Microsoft (3€), alors que les mêmes films en version HD vous coûtent 380pts Microsoft (4.5€). Aux côtés du Canada, des USA, de la Grande-Bretagne, de l’Irlande, et de l’Allemagne, la France est un des marchés privilégiés à bénéficier de ce service.
Bon, je vais pas faire un cours sur la prévisible concentration des outils domestiques numériques ces prochaines années (on appelle ça la convergence numérique dans bouches des grassouillets universitaires Parisiens) –télécommande universelle contrôlant console chauffage alarme lumières-, mais la tendance est vraiment à la réunification des contenus multimédias, et on peut penser que la pluridisciplinarité des consoles via la connexion Internet commence à prendre un vrai visage. La Boutique de Vidéos sur le Xbox Live est un nouveau pas inscrit à présent dans une réalité de consommation, tendant vers un futur PC/console/TV/ Centre Multimédia Online/ lecteur DVD de salon.
Le service en ligne lié à la Xbox continue d’évoluer au-delà de la simple sphère ludique, en effet Microsoft vient de passer un accord aux États-Unis avec le groupe de télévision ESPN Inc (Entertainment Sport Programming Network Incorporated) spécialisé dans le sport. Selon cet accord, une sélection de matchs de football et de basket seront disponibles en VOD dans les 48 heures suivant leur diffusion en direct. Microsoft y voit un prolongement logique des jeux de sport dont bon nombre sont jouables en ligne sur Xbox Live.
Logiquement, les retransmissions sportives devraient suivre sur les écrans français en VOD d’ici peu de temps. Reste à gérer les instances footballistiques Européennes (oui, nous on aime pas trop les jeux de ballon à la main en Europe… Euh, non je pourrais pas te dire pourquoi…) et les pouvoirs institutionnels en place, tous deux rédhibitoires à ce genre de pratiques. « Mais puisqu’on te dit que le match il est passé Michel, tu vas pas faire chier pour une retransmission 2 jours plus tard ». A Marseille, les adeptes des consoles de Bill prient tous les jours les bons offices de Notre-dame de la Garde. A Paris, ils continuent de pleurer, mais ça n’a rien à voir…
Poilu
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