le 28 décembre 2007

The Return : The Grudge au Texas ?Contrairement à ce que l’on pourrait croire à première vue, “The Return” ne joue pas dans la cour du tout-à-la-violence. Envoûtant, même si plein de défauts, ce premier long métrage d’un bangladesh londonien avec Sarah Michelle Gellar dans le Midwest, s’en sort plutôt bien.

Joanna Mills (Sarah Michelle Gellar) représente une société de transporteurs, elle sillonne l’Amérique de Bush pour signer des contrats. Souvent seule, elle déprime. Mais cette souffrance, entre un ex-boyfriend violent et un papa poule cloîtré chez lui (Sam Shepard), va lui faire ressentir quelque chose dont elle se souvient. Les visions qu’elle avait eu petite reviennent petit à petit et la mènent à une vieille bâtisse industrielle au milieu de nulle part où elle fera la rencontre d’un homme (Peter O’ Brien). Face à ces illusions, élucidera-t-elle son passé?

Le film d’Asif Kapadia débute agréablement, l’intrigue est là et la réalisation met tout de suite dans l’ambiance. Peu de personnages et une approche presque sociale du milieu dans lequel Joanna évolue. Néanmoins, plus on avance, plus l’histoire s’enmêle les pinceaux et fatigue le spectateur qui s’ennuie pendant tout le milieu du film. Le suspens perd constamment de sa crédibilité à cause d’effets de mise en scènes trop appuyés, des styles flash, zoom ou avance rapide déjà (trop) vus dans ce genre de film.

Pourtant, on s’attache à l’héroïne, qui malgré une prestation de Sarah Michelle Gellar franchement inégale, parvient à tenir debout. Mis à part les fantômes et visions en tout genres qui n’excitent point notre oeil déjà somnolent, le son ainsi que l’effort consacré aux décors et à la photographie dominée par un filtre bleu/gris distingue subtilement “The Return” des pompes à fric violentissimes du cinéma d’épouvante américain actuel (”Saw” & co’). Moins merdique que l’on aurait pu le penser, “The Return” est bourré de défauts, mais est intéressant pour un premier film, surtout au niveau des vingt dernières minutes menant à un final étrangement romantique. “The Return” est au final une sorte de film d’épouvante tranquille, même si il se contente d’étirer au maximum une histoire simplissimme.

Note Shotactu : 4.5/10

La bande annonce :

M.Z

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|Publié par shotactu |dans la Catégorie: Critiques Films, CINÉ|
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