le 28 décembre 2007

Hitman : Quand le cinéma s’inspire du jeu vidéoAprès Mortal combat, Double Dragon, Silent Hill et Resident Evil, Europacorp s’attaque au célèbre Hitman. Et l’exercice est périlleux, en témoigneront les nombreux navets peuplant la catégorie « jeux vidéos au cinéma ». Pour relever le défi, Xavier Gens, jeune réalisateur français et fan du jeu tient la barre de ce film d’action et donne une amplitude cinématographique plus ou moins bonne à l’agent 47 et son univers sombre.

Malgré les critiques plutôt cinglantes de la presse, Hitman n’en est pas moins un bon divertissement, une sorte de mix entre la trilogie de Jason Bourne et la saga « Le transporteur ». Bien sûr il n’y a pas de véritable grande surprise, mais la peur de voir encore une adaptation vidéo ludique bâclée est à omettre. Ce n’est ni un navet, ni un chef d’œuvre, juste un produit de pure action, et un divertissement sympathique. Le genre de film qui fait plaisir sans réellement marquer.

Les « gamers » acharné du jeu vidéo auront quand même de bonnes surprises car les décors, le son, et le positionnement des caméras rappellent sans aucun doute le jeu. On retrouvera ainsi dans les moindres détails, le couloir du restaurant, ou encore la scène de la pièce jetée à terre). Tous les critères concernant l’ambiance générale du jeu y sont bien présent. La version cinématographique d’Hitman a au moins le mérite d’être sincère au jeu sur ce point et conserve ainsi sa marque de fabrique.

Même si le scénario s’est permis d’humaniser quelque peu le mystérieux agent 47, et en fait un agent à double facette, un peu plus bavard qu’à l’origine, un poil plus « bourrin », et surtout capable d’éprouver des sentiments, notamment pour la jeune prostituée interprétée par Olga Kurylenko. Toutefois, on ne sombre pas non plus dans la love story niaise, et l’agent 47, ne se transforme pas en un saint, sauveur de damoiselle en détresse. Heureusement, il garde cette froideur qui caractérise le personnage. Pas de panique, Il a toujours le crâne rasé, le code barre derrière la nuque et le traditionnel et très sombre costume noir accompagné de la cravate rouge. D’ailleurs, Timothy Olyphant s’approprie avec rigueur et charisme ce personnage froid et discret. Il en est même surprenant, beaucoup plus convaincant qu’un Bruce Willis ou un Vince Diesel, longuement envisagé pour le rôle.

Pour ce film, l’agent 47 se verra poursuivi par tous les services secrets Russe ainsi que trois tueurs de sa propre agence, à cause d’un piège tendu par un candidats aux élections Russe, dont il devait se charger. Amateur d’action vous serait servi ! Le scénario est plutôt basique, même si certains points de l’histoire peuvent paraître ambiguës. Cependant même si on pourrait avoir des a priori concernant les scènes souvent « Too Much » de ce genre de film, s’attendant à des explosions à foison et des cascades périlleuses dont seul le héros en sort indemne, Hitman surprend par la simplicité de ses scènes d’action. Et c’est une bonne surprise ! Ça ne va jamais trop loin, et les scènes d’assassinats restent vraiment dans l’esprit du jeu vidéo.

Hitman relève ainsi un peu le niveau des adaptations de jeu vidéo au cinéma, et même lorsque l’on ne connaît pas l’univers du jeu, le film reste divertissant. A noter que c’est le premier film à l’écran de Xavier Gens en attendant la sortie de son survival « Frontière » prévue pour 2008.

Note Shotactu : 5.5/10

La bande annonce :

Mäeva Levay

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|Publié par shotactu |dans la Catégorie: Critiques Films, CINÉ|
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