On avait quitté Will Smith, en père fauché mais prêt à tout pour l’amour de son fils dans A la recherche du bonheur, on le retrouve en sauveur rongé par la solitude et la perte de sa famille et déterminé à la venger en triomphant contre la pandémie qui a causé leur mort.
Des gazelles qui courent en plein milieu d’une ville de New York désertée, des plantes qui poussent au milieu des routes, des voitures abandonnées sur la chaussée. Seul survivant à hanter les ruines de la ville de New York, Robert Neville (Will Smith) est mystérieusement immunisé contre la maladie qui, partie de la ville, a ravagé le monde entier. Depuis trois ans, il diffuse des messages radio dans l’espoir fou de trouver d’autres rescapés de la pandémie. Chaque jour il lutte contre sa solitude, grâce à Sam, son berger allemand qui le suit et l’aide dans sa recherche d’un antidote contre ce mal d’origine humaine. À la tombée de la nuit, tous deux sont contraints à s’enfermer car poursuivis par des créatures enragées affectés par le virus et qui tels les vampires redoutent la lueur du soleil. Tout espoir n’est pas perdu pour les sauver puisque l’obstination de l’un des contaminés pour récupérer sa fille enlevée par le docteur Neville, prouve qu’une part d’humanité résiste sous leur agressivité.
Non il ne s’agit pas d’un nouveau Jumanji mais du dernier film de Francis Lawrence.Constantine Après le succès de en 2005, le réalisateur revient avec l’adaptation cinématographique du célèbre roman de l’écrivain américain Richard Matheson, Je suis une légende. Cette oeuvre phare de la science-fiction parue en 1954, n’en est pas à sa première transposition dans les salles obscures. En effet Vincent Price a réalisé The last man on earth en 1964 , et Boris Sagal, Le survivant, en 1970 avec Charlton Heston en tête d’affiche. La production de 2007, quant à elle est à l’étude depuis les années 1990. La Warner a tout d’abord confié le projet à Ridley Scott, avant de passer la main à Rob Bowman, puis à Michael Bay. Ce n’est qu’en 2005 que le tandem Francis Lawrence et le scénariste Akiva Goldsman se forme. Le choix du héros n’a pas non plus été des plus simples. De grands noms tels qu’Arnold Schwarzenegger, Mel Gibson, Nicolas Cage, Tom Cruise, ou encore Kurt Russell ont été évoqués. C’est finalement un Will Smith des plus motivés qui a été retenu. Ce dernier a dû suivre un régime drastique et perdre une dizaine de kilos pour l’occasion.
Willard Christopher Smith Junior de son vrai nom, interprète à merveille son rôle. Une ambiguïté persiste toutefois : l’on ne parvient pas à savoir si Robert Neville est un militaire, un scientifique ou bien un chercheur au service de l’armée. Le deuxième point faible de ce blockbuster est l’histoire à l’Américaine : le sauveur est un citoyen New Yorkais. Néanmoins, ces détails n’enlèvent rien à l’oeuvre. La recette du succès est complète : l’histoire d’amour tragique que connaît le héros, un héros qui malgré sa tristesse et son isolement parvient à apprécier les plaisirs de la vie et à garder espoir, du suspens qui nous tient en haleine du début à la fin, un bon prêt à se sacrifier contre une horde de méchants, une « happy end » et pour les filles un Will Smith tout en muscle. En quelques mots : un film à ne pas manquer.
Note Shotactu : 7/10
La bande annonce :
Albane Deloule
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