L’héroic fantasy a le vent en poupe. Après les succès à l’écran de « Harry Potter », « Le monde de Narnia », ou encore la trilogie du « Seigneur des anneaux », les studios New line cinéma à qui on doit la production des aventure de Frodon, se donne un nouveau défi avec la saga « A la croisée de mondes » adaptation de l’œuvre de Philip Pullman.
Et oui, comme bon nombre de film fantastique, « A la croisée des mondes » était avant tout un roman ou plutôt trois romans. Une trilogie britannique composé des « Royaumes du Nord », de « La tour des Anges » et du « Miroir d’Ambre ». « La boussole d’or » est ainsi le premier volet cinématographique des romans, c’est donc l’équivalent des « Royaumes du Nord » en version papier. Ce premier opus s’est notamment vendu à plus de 14 millions d’exemplaire sur toute notre planète, et on ne compte plus les fans tellement ils sont nombreux.
Il faut dire que cette histoire fantastique réunie tous les ingrédients pour plaire : Une cuillère à soupe d’héroïne attachante, orpheline, avec une pincée de rébellion en elle. Un monde magique, parallèle au notre, d’ailleurs il lui ressemble beaucoup mais il a manifestement évolué différemment. Une dose d’animaux et monstres sympathiques, la jeune Lyra est en effet, accompagnée de son Daemon. C’est un être capable de prendre de nombreuses formes animales, il répond au doux nom de Pantalaimon. Et bien sur, une bonne dose d’aventure, car ce serait trop beau si ce monde n’était pas en danger. Le Magisterium, un organisme gouvernemental enlève des enfants, et comme les héros n’ont jamais de chance, Roger, le meilleur ami de Lyra disparaît à son tour. Commence alors l’aventure de la fillette qui partira vers le Nord pour retrouver son ami. Le tout est servi sur un budget à 200 millions de dollars et orchestré par Chris Weitz.
Une sacrée surprise ! On le croyait plus porté sur les beuveries et les étudiants en chaleur, adepte de la comédie potache à l’américaine, et pour cause Chris Weitz n’est autre que le réalisateur d’ « American Pie » (1999), mais aussi « Les pieds sur terre » (2001) avec Chris Rock en vedette et « Pour un garçon » (2002) avec Hugh Grant. Mais il déroge à la règle puisqu’il se retrouve à la tête de la réalisation d’une trilogie fantastique. C’est apparemment sa passion pour l’œuvre de Philip Pullman qui lui a valu sa place pour ce long métrage. Il tient notamment à respecter deux règles : rester fidèle à l’univers des romans et ne pas trahir leur esprit. Le réalisateur s’est pourtant autorisé une petite entorse à ce règlement. En effet, il a décider d’intégrer les trois derniers chapitres du premier roman au deuxième volet cinématographique : « A la croisée des mondes : la tour des Anges ».
Autre ingrédient qui pourrait faire le succès du film : son casting. On retrouve Nicole Kidman, glamour et belle à glacer dans le rôle de la terrifiante Marisa Coulter. A noter qu’elle avait aussi été pressentie pour le rôle de la sorcière blanche dans « Le monde de Narnia ». En effet, les deux films utilisent le business de la « méchante sorcière glaciale », mais « A la croisée des mondes : la boussole d’or » et « le monde de Narnia » sont pourtant bien différents. Le film est plus sombre, plus froid, plus complexe et peut être même plus adultes, même si le rôle principal est une fillette de douze ans, incarnée par Dakota Blue Richards, une écolière sans aucune expérience du grand écran. Mais elle le perce admirablement aux côtés de Daniel Craig qui troque son costume de James Bond pour celui de Lord Asriel et Eva Green en sorcière Serafina Pekkala.
La musique quant à elle est signée Alexandre Desplat, lauréat du César de la meilleure musique de film et l’Ours d’argent en 2006 pour « De battre mon cœur s’est arrêté ». Et même si parfois l’histoire est un peu trop policée, on oublie vite ce petit défaut face aux décors somptueux et féeriques du film. Ils nous font oublier toute logique, et nous transportent réellement dans ce monde magique. A la fin, on ne veut qu’une chose : voir le deuxième volet, « A la croisée des mondes : La tour des Anges », qui est en production mais dont le tournage dépend essentiellement du succès de ce premier long métrage.
Note Shotactu : 8/10
La bande annonce :
Maeva Levay
Ce film est vraiment génial, merci pour cet article pertinant ! Vous êtes au top !