Le plus beau jeu du monde arrive enfin, une immersion intégrale au niveau graphique et acoustique. Te souviens-tu de tes premières expériences jubilatoires du FPS sur Duke Nukem3D, Doom ou Half-Life ? Ils constituaient tous des expériences inédites, l’appréhension d’une nouvelle réalité virtuelle. C’est le pas que franchit à nouveau l’univers vidéo-ludique avec Crysis, le nouveau petit bijou de Crytek, qui vous emporte dans un monde pixellisé à vous décrocher la mâchoire : Crysis est beau, Crysis est vraiment beau… En fait Crysis est le plus beau.
Le but du jeu est secondaire, voir caricatural, dézinguer la plaie communiste asiatique -« Mais alors la jungle c’est le 13ème ? » comme nous le faisait remarquer de manière perspicace notre ami Rambo-. Exit donc le scénar, l’intérêt du jeu réside plutôt dans la liberté de mouvement dans ce nouvel univers, ce qui fait monter la crainte et l’angoisse du joueur lors de la rencontre des ennemis. L’assemblage personnalisé des armes - multiple et bien géré - participe à l’identification du joueur dans le monde virtuel. La nano-suit (combinaison textile qui permet au joueur d’être tour à tour invisible, plus fort, plus résistant, plus rapide, etc.) permet de multiplier les expériences avec l’environnement. Toutes les conditions sont réunies pour que vous puissiez « tester » cette nouvelle réalité. Les programmateurs ont tout fait, au niveau des ambiances, du gameplay, de l’interactivité, du visuel, pour que le joueur se confronte avec intérêt à un nouveau milieu sensoriel.

Dans Crysis, on est lâché au milieu de la jungle avec une carte sur laquelle est affiché un petit point vert qui indique notre objectif principal (quelques objectifs secondaires sont également de l’aventure de temps en temps). Après ça, ce que vous faites entre votre point de départ et l’arrivée, c’est votre problème. Vous pouvez simplement suivre la route qui mène la plupart du temps vers la suite, ou bien organiser une randonnée surprise dans la jungle, ou encore faire une traversée à la nage, emprunter une voiture, un bateau, etc. Les possibilités sont quasiment infinies et, quel que soit notre choix au final, on ne rate au pire que les quelques rares scripts placés çà et là par les développeurs.
La difficulté de Crysis pourrait d’ailleurs en surprendre plus d’un, qu’on se le dise, foncer tête baissée dans le FPS de Crytek se soldera inévitablement par un décès douloureux et quasi immédiat. Notre « combinaison à tout faire » a beau révolutionner le monde de la guerre, il ne faudra pas beaucoup plus d’une rafale bien placée par un ennemi pour mordre la poussière, surtout si l’on se promène sans le mode armure. La même remarque s’applique d’ailleurs sur la balistique, qui favorise les rafales courtes à longue distance plutôt que les gros bourrinages au corps à corps. Evoluer dans un environnement où le risque est omniprésent vous obligera à multiplier les tactiques et à explorer les fonctionnalités et utilisations de votre nano-suit.
Le multijoueur, après s’être bien marré avec les ressorts scénaristiques improbables du jeu solo, pourrait s’avérer fort sympathique également : chaque action positive effectuée sur le champ de bataille, qu’il s’agisse de flinguer un ennemi ou de s’emparer d’une usine, récompense son auteur d’une petite somme de “crédits” qui peuvent être utilisés afin d’acheter de nouvelles armes, véhicules, explosifs et autres gadgets utiles. Et il ne faut pas oublier que tout le monde est en permanence équipé de la fameuse nano-suit du mode solo, qui rajoute évidemment un peu de piment à ce mélange déjà bien complet, puisque sur le terrain c’est le bordel intégral (mecs super rapides, mecs supers résistants, invisibles etc.).

Pour conclure, Crysis est un jeu à se procurer absolument puisque c’est LA petite merveille technologique de cette année 2007 finissante. Et comme c’est noël, pense à te racheter un PC à 2000 dollars parce que les configurations nécessaires pour faire tourner Crysis sont excessivement gourmandes : envoyer tous les détails au maximum et en DirectX 10 poussera même la plus puissante des machines actuelles dans ses derniers retranchements, et il faudra posséder un PC de la NASA pour afficher un frame rate constant et satisfaisant à ce niveau de performance graphique en multijoueur. Mais quand on voit la qualité de modélisation, frôlant souvent le photoréalisme, on en serait presque à dépouiller de leurs biens les personnes du troisième âge (les plus faibles gniark gniark…) dans les rues ruisselantes de notre civilisation perdue, les traînant sur des centaines de mètres de bitume froid afin de pouvoir se payer notre petite barrette… de mémoire virtuelle.
Note Shotactu : 9/10
Poilu
[…] : Micromania) : Call of Duty : Modern Warfare en tête, Need for Speed Prostreet en second, et Crysis en troisième. Vient en quatrième position PES 2008, puis Les SIMS 2 : bon voyage, Football […]