le 29 novembre 2007

La nuit nous appartientAprès « Little odessa » en 1994 et « The yards » en 2000, James Gray revient après sept ans d’absence avec « La nuit nous appartient » ou « We own the night » de son vrai nom. Un tragédie familiale exploitant à fond le thème : policier contre trafiquants de drogue, mais à la sauce « Gray ». Le résultat est tout simplement bluffant.

Sifflé injustement à Cannes, « La nuit nous appartient » est sans aucun doute un polar entreprit avec ambition et génie. James Gray y pose sa marque et règne incontestablement en maître sur le genre. Il l’avait déjà prouvé avec « The yards », film, qui notons le, avait aussi été hué sur notre chère croisette. A croire que ces bobos tout en strass et en paillettes ont vraiment de la merde dans les yeux, ou peut être ont-ils été trop éblouis par la présence de Brad Pitt et Georges Clooney ! Les critiques le prouvent, le nouveau polar de James Gray est une réussite. Le nouvel Observateur n’hésite pas à écrire « poignant et magnifique », tandis que Première publie « terriblement émouvant et composé d’une main de maître », et L’Express précise « Histoire simple. Histoire exemplaire. Qui file droit ».

L’histoire est effectivement classique et même banale. C’est les bons contre les méchants dans l’ambiance des années 80. Une histoire de trafic et de flic, mais aussi une histoire de famille, le poids d’une filiation, et de relève paternelle. Il y a Burt, le père, éminent membre de la police de New York, et Joseph, le fils exemplaire qui marche sur ses traces. Et puis, il y a Bobby, le frère. Son monde à lui, c’est celui de la nuit avec son lot de complications. Dans complications, j’entends : mafia Russe et drogue, autrement dit les bêtes noires de Burt et Joseph.

Admirablement interprété par Joaquin Phoénix, ce frère déchiré entre sa famille et son business devra faire un choix. L’acteur donne toute sa profondeur à ce personnage tiraillé entre deux univers qui lui sont chers. Il lui donne une force et une fragilité insoupçonnée. Mais dans cette lutte constante, Bobby n’est pas seul, il a à ses côté la sublime Amada, possédée par une Eva Mendes sculpturale. Elle interprète ce rôle avec beauté, entre vulgarité et douceur. On se demande même pourquoi elle n’a pas eu ce genre de rôle bien avant !

Ainsi, entre fusillade, courses poursuites, descente de police et planques, ce film noir nous tient dans une tension constante pendant un peu moins de deux heures qu’on ne voit pas défiler. Certains comparent même ce film aux polars de Scorcèse. James Gray affirme quant à lui, qu’il a eu l’idée du film dans le New York Times et voulait faire passer une certaine émotion à ses spectateurs : « la une du journal montrait la photo des funérailles d’un policier tué dans l’exercice de ses fonction. Il se dégageait une émotion intense de ce cliché. J’ai su alors que je voulais faire un film abordant les choses sous cet angle, celui de l’émotion ». Notons aussi que « La nuit nous appartient » ( « We own the night » en VO) tire son titre de la devise de l’unité criminelle de la police de New York chargée des crimes sur la voie publique.

Note Shotactu : 7.5/10

La bande annonce :

Maëva Levay

Un commentaire pour “La Nuit nous appartient, le nouveau polar de James Gray”

  1. […] qu’elle est encore à l’affiche dans le rôle de la pulpeuse Amada Juarez dans “La nuit nous appartient“, Eva Mendes joue une productrice aux dents longues dans le premier film de Bill […]

Laissez un commentaire

|Publié par shotactu |dans la Catégorie: Critiques Films, CINÉ|
|

.

www.shotactu.com Copyright © 2006-2009
Design schnequefax site propulsé par WordPress Vous pouvez consulter les flux RSS: Articles et Commentaires .