Une partie de cache cache avec madame hémoglobine, menottes en option, ça vous tente ? Tant mieux, la saga préférée des futurs bouchers de votre quartier remet le couvert : Saw “IV”, pour faire plus chic.
Est-il bien raisonnable de rappeler le scénar’ de cet énième Saw alors que la majorité des spectateurs se damnant pour ce genre de film attendent tous au final la même chose ? Avec la mort du tueur dans le précédent Saw, les scénaristes ont-il relevé le défi de la créativité ?
Que de question croustillantes auxquelles le réalisateur Darren Lynn Bousman s’explique avec passion : « Notre solution à ce dilemme est ce qui rend le film encore plus passionnant ! La mort du Tueur dans Saw 3 nous a laissés face à un défi créatif de taille et en même temps très excitant. Pour ne pas basculer dans la parodie ni retomber dans un prequel classique, nous devions absolument faire quelque chose de malin et de différent. Saw 4 est l’occasion d’aller encore plus loin avec cette série et d’explorer plus profondément l’histoire du Tueur au puzzle, sa philosophie et ses obsessions. En montrant qui il est et de quoi il est fait, ce film emmène les spectateurs au coeur même de l’horreur… »
Au coeur même de l’horreur ? On veut bien le croire. En une heure trente pile, pas un minute de plus, Saw 4 réalise l’exploit de l’année : vous endormir devant un film d’horreur.
Machine à sous pour les studios Lionsgate depuis le second opus, Saw 4 est un superlatif à lui tout seul : encore plus gore et mais surtout absurde. Les effets de style ringards à la réalisation sont inutiles et tentent en vain de rendre intéressant une intrigue quasi-inexistante et très confuse. Suspense à deux balles, imagerie sado et retournements de situation qui vont crescendo dans l’absurde, Saw 4 est une arnaque. Pour les bourrins carnivores mais intelligibles, une seule alternative : l’abattoir de Rungis !
Note Shotactu : 0/10
La bande annonce :
M.Z
[…] même suspicieux, les films d’horreur ont fait leur retour dans les salles obscures. En effet, « Saw 4 », « Dead silence » et autre « Halloween » n’ont de cesse de mettre notre trouillomètre à […]