Chaque semaine, ShotActu vous présente une future perle du ballon rond évoluant dans notre bonne vieille L1. Aujourd’hui : Hatem Ben Arfa. À 20 ans, Hatem Ben Arfa est en train de prendre une autre dimension au sein de l’Olympique Lyonnais. Portrait du jeune international, déjà triple champion de France.
Un début de saison fulgurant
En quatorze journées de championnat, Ben Arfa a déjà presque joué autant de matches que lors de ces précédentes saisons lyonnaises. Et avec ses six buts (dont 1 en équipe de France et deux en Ligue des Champions), Hatem a marqué … six fois plus de buts qu’entre 2004 et 2007 ! Bref, sur le plan purement statistique, le jeune attaquant lyonnais semble avoir franchi un palier en ce début de saison. Avec le départ de Florent Malouda pour Chelsea et l’intégration difficile de Kader Keita sur le flanc de l’attaque rhodanienne, Ben Arfa se voit offrir régulièrement la possibilité de montrer ses talents. Et il ne déçoit pas. Après un mois d’août mitigé, à l’image de son équipe, l’enfant de Châtenay-Malabry s’est réveillé à l’approche de l’automne. C’était à Metz, le 15 septembre dernier. En Lorraine, il réussissait un but et deux passes décisives pour son collègue Karim Benzema. Certes, ce n’était que la défense de Metz, qui a par ailleurs régulièrement montré ses faiblesses, mais ce match servira de déclic au jeune lyonnais. Aujourd’hui, il en est à quatre buts et trois passes décisives en championnat. Ces bonnes performances lui ont valu d’être appelé par Raymond Domenech en remplacement de Louis Saha forfait pour le « périple » aux Iles Féroé et pour la réception de la Lituanie. Et dès sa première cape, il inscrivit le dernier but du facile succès des Bleus à Torshavn.
Des Hauts-de-Seine aux hauts de scène
Hatem Ben Arfa est né le 7 mars 1987 à Clamart d’un père tunisien et d’une mère française. Fils d’un ancien international A tunisien, il va rapidement être attiré lui aussi par le ballon rond dans le quartier des Aviateurs à Châtenay-Malabry. Après un bref passage au club de sa ville, il évoluera successivement au Montrouge FC, au RC Versailles, à l’AC Boulogne-Billancourt avant d’intégrer l’INF Clairefontaine à l’âge de 12 ans. Et dès le plus jeune âge, il aura les honneurs de la télévision. En effet, il faisait partie de la génération 86/87 rendue célèbre par un reportage diffusé sur Canal +. Après trois années passées au centre de formation aux côtés d’autres espoirs comme Abou Diaby, Habib Bellaïd ou Mourad Meghni, il est contacté par l’AS Saint-Étienne. Il choisira finalement l’Olympique Lyonnais pour terminer sa formation. Il débutera en Ligue 1 deux ans plus tard, le 6 août 2004 contre l’OGC Nice au sein de l’équipe fanion de l’OL alors dirigée par Paul Le Guen. Sa progression est constante mais il est encore peu utilisé. Ses conflits avec Gérard Houllier et Jean-Michel Aulas vont un peu gâcher ses deux saisons suivantes. Techniquement, le gamin est doué mais il a encore beaucoup de progrès à faire au niveau tactique et cela, il a un peu de mal à le comprendre. Il doit également davantage participer au travail défensif.
Encouragé par Alain Perrin
L’arrivée d’Alain Perrin à la tête de l’Olympique Lyonnais va lui permettre de reprendre sa marche en avant. Profitant également du départ de Malouda pour s’immiscer dans le groupe des titulaires, il acquiert, au fur et à mesure de ses matches au plus haut niveau, un sens tactique et collectif qui lui faisait défaut. Tant est si bien qu’après être passé par toutes les sélections de jeunes, il a fait ses débuts en A. Néanmoins, Hatem a encore pas mal de progrès à faire s’il veut faire partie des vingt-trois Bleus qui seront du voyage en Suisse et en Autriche au printemps prochain. En effet, avec des joueurs comme Ribéry, Govou, Wiltord, Malouda, Rothen ou Nasri, la concurrence à son poste s’annonce très rude. Mais les sorties au plus haut niveau de l’Olympique Lyonnais ne manqueront pas pour s’affirmer comme un véritable prétendant à l’Euro 2008. La première ? Dès la semaine prochaine, face au FC Barcelone en Ligue des Champions. Pas mal comme défi, non ?
Florent Sachot
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