TiteSo est l’artiste en herbe. Lisa l’apprentie médecin. Meilleures amies depuis leur rencontre au lycée, dans les WC de l’infirmerie à gerber. Une seule devise : les mecs sont des PPBE (puzzles péniens bipèdes encastrants). Un grand désert, le Gobi sentimental. Les mirages qu’elles hallucinent dans leur errance sur les dunes. Des poisses à la pelle qu’on déverse dans leur vie.
Les foirages sentimentaux inéluctables. Un leitmotiv : le ridicule ne tue pas (sinon, nous serions déjà en train de fleurir leur tombe respective).
Retrouvez chaque semaine le marasme de deux célibataires, embourbées dans des codes sentimentaux douteux. Deux névrosées qui s’engagent à polluer votre imaginaire. Attention, connerie non recyclable.
Suite de la première partie…
Samedi 31 mars. Journal de TiteSo
J’ai été hier au gala de médecine, invitée par Lisa, la fibre scientifique du groupe. Bien sûr, le triste point commun qui nous lie, c’est l’improbable célibat qui sévit dans nos vies respectives, certes de manière sporadique, mais constante. On a passé la semaine à se demander quelles nippes nous allions nous mettre sur le dos, car nous avions eu la fatale idée de commander nos robes sur un site de vente aux enchères, ce qui s’est révélé être une merveilleuse connerie. En réalité, pour vous expliquer globalement la chose, nous avions repéré deux robes magnifiques dans une boutique d’un site pour un prix plus que modique et comme nos portes monnaies faméliques en avaient assez de vomir des liasses d’argent, on s’est dit que l’anorexie devait remplacer la boulimie du billet vert.
Bref, on commande lesdites robes, et on attend que le petit facteur, chevalier sur son deux roues nous apporte la citrouille. Sauf que les robes tardant à arriver, et qu’on était à J-1 du gala, on a quand même commencé à soupçonner que notre légendaire Poisse nous avait retrouvées pour le coup. On contacte la vendeuse qui nous assure que les robes sont en poste restante, ce que nous vérifions par le numéro du colis, pour en arriver à la conclusion douloureuse que La Poste avait paumé les robes.
Merde, nous voilà à courir les postes de tous les arrondissements pour repêcher les malheureuses fugueuses. Après des heures d’errance, de prise de bec avec des fonctionnaires lobotomisés, on a mis la main dessus. Le hourrah est de courte durée. On se précipite excitées dans mon appart pour passer les miraculées qui se révèlent être un fantastique canular. La robe de Lisa est en réalité une robe de mariée cheap rose bonbon livrée avec la voilette. La mienne n’est pas en reste dans la catégorie ‘taillées pour faire fuir les mecs’ : elle semble avoir été conçue pour un 95 E, ce qui n’est évidemment pas mon cas. Ne pouvant bénéficier d’implants mammaires de toute urgence, je me retrouve dans la même situation que Lisa. On découvre aussi le cadeau supplémentaire que nous avait promis la vendeuse pour nous remercier de l’achat groupé qui se révèle être un parfum bon marché aux senteurs désodorisant WC, le genre d’échantillon qu’on trouve sur les commodes d’hôtel déficitaires d’étoile… A mourir de pleurs.
Nous sommes officiellement les filles les plus poissardes de la planète, et accessoirement dans la merde !
Horreur, plus que 24h avant le gala, événement qui devait à tout prix nous sortir de notre léthargie de belle au bois dormant et sur lequel nous avions fondé tous nos espoirs de prince charmant. On sèche nos pleurs, et on ne baisse pas les bras, on décide de faire vomir nos petits portes monnaies, et on écume les magasins, à la recherche de The Dress. On trouve finalement pour une somme que je tairais deux splendides tapisseries avec des espèces de pétales qui flottent au vent… Lisa achète des coques, car sa robe est dos nu, et qu’elle ne supporte pas l’idée de se trimballer les seins à l’air.
Le plus pathétique dans cette histoire, c’est la démesure de nos efforts pour un résultat inexistant. Ai-je besoin de préciser que ce gala était l’embuscade du siècle où tous les boutons de médecine post pubères à l’aube de l’adulescence avaient décidé d’exploser d’ivresse nous arrosant de postillons de sébum. Festin ébrieux où se contorsionnent tous les baveux traînant encore dans la jupe de maman à la recherche d’un biberon tardif, j’ai nommé les étudiants en médecine.
Les mecs (je vais être gentille et leur laisser ce mérite) étaient non seulement laids comme des poux engainés dans des plastrons brillants, mais également bourrés comme des porcs qui découvrent le Dom Pérignon et décident de polluer les chiottes par leur rejet collectif. Pas facile dans ces scènes orgiaques cauchemardesques de dénicher une personne saine d’esprit qui aurait réchappé de la pandémie crétine lyonnaise. La pauvre Lisa a fini elle-même la tête dans un canapé à vomir ses tripes gâchant sa belle robe, à tenter d’oublier que l’externe sur qui elle avait jeté son dévolu était en train de roucouler avec une nana à deux mètres d’elle.
Enfin, il faut à tout prix qu’elle oublie son envie première de se marier avec un stéthoscope bipède. Une commande dans un sex shop, une poupée gonflable customisée médical ferait mieux l’affaire que ces empotés avec non pas un balai mais un obus planté dans l’anus…Vive l’arsenal !
Samedi 31 mars. Journal de Lisa
Epouvantable lendemain de soirée trop arrosée. Celle-ci avait déjà très mal commencé, à peine quelque pas de danses que mes coques en guise de soutif se décollent. Un garçon me demande ce que j’ai au ventre. Horrifiée, je vois que ladite coque s’est barrée de mon sein et a migré vers mon ventre pour former une énorme proéminence. Je me suis éclipsée en souriant l’air de rien derrière la sono, et enfin seule, tranquillement en train de virer les coques, les seins à l’air, voilà que j’entends des bruits bizarres derrière mon dos. Un couple est en train de hum-hum sous mes yeux. Berk, je m’échappe rejoindre So, vautrée sur un canapé, en train de faire l’éloge des étudiants de médecine (Second degré bien sûr), à voix haute avec des grands moulinets… Ca a rameuté tous les tarés du coin, pour sûr que c’était efficace, sauf qu’ils avaient l’air malgré leur faciès de taureau en chaleur (ah l’alcool…) de très bien percuter que ma meilleure amie était en train de les insulter, très lyriquement certes…
Ensuite, tout est confus. So a passé sa soirée à m’empêcher de boire, tandis que pour échapper au spectacle d’Etienne complètement bourré en train de peloter Emilie, une crétine de ma promo, je plongeais sous les tables ramasser mes coupes de champagne, achetées en pack de huit pour économiser les trajets. Passer ma soirée dans la salle piano bar à entendre une voix éraillée, chanter des mélopées sur l’amour, alors qu’à deux pas de mois, Etienne pelotait sa blonde.
Merde, merde, il paraîtrait que j’ai voulu pousser la chansonnette et polluer l’espace sonore de tous ces enfoirés de couples, en m’asseyant à coté du musicien. TiteSo qui, morte de rire, me canardait de photos. Je me rappelle juste avoir plongé ensuite la tête dans un canapé et vomi mes tripes à la pelle, So ensuite me tirant par la main, et puis…cette horrible migraine, là au réveil et cette enclume qui semble vouloir comprimer ma boîte crânienne, visiblement pas si grande que ça, vu mes conneries.
Je le déteste, je le déteste.
Merde, je suis morte de honte à l’idée de le revoir lundi, mais TiteSo me dit qu’il était tellement bourré qu’il n’a pu remarquer mes performances sonores et cet épisode de régurgitation confusion WC et canapé. Remarquez, ça va dans la continuité de l’épisode de l’ECG, tout ça.
Quel enfoiré ! Merde, il me faut de l’aspirine…je crois que je vais vomir…bye.
La suite des aventures de TiteSo et Lisa ICI…
Cynarsenik
sympa à lire! ça sent un peu le vécu tout ça!
Clémy
[…] La suite des aventures de TiteSo et Lisa… […]
ah oui…
je suis plus le seul…
Titeso et Lisa… ne sont donc qu’une seule et même personne…
avant que mon commentaire n’y est plus de sens et que j’y passe pour un réel connard(le premier du nom je tiens à l’en préciser)
clemy, le 18 novembre, 2007 à 20:07 Said:
sympa à lire! ça sent un peu le vécu tout ça!
Clémy
www.shotactu.com » TiteSo et Lisa : journaux intimes de deux névrosées, le 18 novembre, 2007 à 22:15 Said:
[…] La suite des aventures de TiteSo et Lisa… […]
connard de mec 2, le 19 novembre, 2007 à 8:33 Said:
je suis pas certains pour le journal de Lisa…
à la fin Lisa parle de Lisa?
“Je le déteste, je le déteste.
Merde, je suis morte de honte à l’idée de le revoir lundi, mais Lisa me dit qu’il était tellement bourré qu’il n’a pu remarquer mes performances sonores “
connard de mec, le 19 novembre, 2007 à 10:21 Said:
ah oui…
je suis plus le seul…
Titeso et Lisa… ne sont donc qu’une seule et même personne…
Une écriture teintée d’humour et non dénuée d’orignalité;
je me languis de lire la suite de vos aventures palpitantes.
Ce journal intime est vraiment prometteur et je jubile
d’autant plus de le lire que je me sens intimimement concernée; j’exerce la profession de médecin depuis déjà 3 ans et vos nouvelles me font revivre de bons souvenirs !!!
Je suis ainsi révoltée de voir cette plage littéraire talentueuse envahie de flots d’idioties que l’on pourrait relever dans une cour de récréation de maternelle.
Ne vous laissez pas atteindre par ces commentaires
aux intentions déplacées, à ces réglements de compte
privés qui n’ont aucunement leur place ici.
Je vous encourage vivement de poursuivre ce journal et vous souhaite un bel épanouissement littéraire;
Je serai par ailleurs heureux de vous rencontrer…
Cordialement,
Xxxxxxxxxxxxxxxxx arretes ces articles de merde, c’est trop nul!!!!!!!
je comprends pas ce que veut dire:
Xxxxxxxxxxxxxxx
Merci christophe pour ta participation, plus que pertinente…..
mais la cours de récréation n’est elle pas aussi l’un des résultats attendus?
à mon niveau de débilité, je ne sais pas encore débattre sur des sujets sans me comporter comme l’homme de 17 ans que je suis encore!!!
à toi, une dédicace:
les règlement de comptes ne sont pas privés, puisque je ne connais à priori ni TiteSo ni Lisa.
Intéressant, beaucoup d’humour, d’intelligence et de finesse dans la rédaction de ce journal “intime”..; qui nous met dans une sorte d’indépendance intellectuelle car on attend patiemment la suite …
On a très envie d’en connaître davantage sur les aventures de ces deux meilleures amies et leurs “poisses” éternelles!!.
La définition des mecs comme étant des PPBE m’a semblée, au premier abord un peu limite mais au fur et à mesure que l’on avance dans ce journal… mon avis change!!!…
et cela grâce au commentaire des différents “connard de mec 1 et 2″ qui semblent faire partie de la même basse cour… désolée messieurs mais je trouve que vos commentaires sont à l’image de la définition donnée par Lisa et Titeso. Vous n’avez donc que la méchanceté pour vous défendre… par vos réfléxions qui semblent être intellectuelles … du moins pensées et vous ayez osé les formuler, vous ne faîtes que confirmer la belle définition PPBE!
Il faudrait, à mon avis, relever un peu le niveau des commentaires car nous avons l’impression d’avoir affaire à des enfants en bas âge qui se contentent de juger la forme et d’essayer désespéremment de mettre un nom voire un visages sur Lisa et Titeso… mais je pense que l’homme doit vraiement cesser de voir en toute chose que la forme et en oublier le fond. Ce journal peut soulever de véritables débats si l’on arrête de l’utiliser comme un vidoir, une benne à bêtises ou un lave bassin ou mieux un bidet où toute personne, ayant une “petite merdouille” collée à ses neuronnes, se permette de la jeter sans aucun complexe!! sachez messieurs “connard 1 et 2″ qu’il existe d’autre manière de se débarasser de ses valises pleines de merdouilles… c’est la psy…chologie chanalyse ou chiatrie! enfin bref … allez vous faire nettoyer le cerveau!!
j’espère que l’on va bientôt avoir enfin des commentaires dignes de ce nom car la rédactrice… ou le rédacteur se donne bien du mal et toute personne doit respecter le travail d’autrui…. c’est une des valeurs fondamentales que l’on apprend aux petits enfants… Vous avez donc bien du retard messieurs
merci à Lisa et Titeso que l’on a vraiement envie de conâître.
Je remercie shotactu de nous offrir une petite perle telle que cette nouvelle Chronique.
Je me vois aujourd’hui intéressé pour défendre ce travail.
Oui, il est tout à fait normal que certaines gens se permettent de s’en emporter pour hurler..mais apprenez donc à apprécier ce que l’on vous offre.
L’écriture est constituée et construite, le fil suit son court et sait attirer l’attention du lecture jusqu’à lui donner l’envie de suive les épisodes.
Ne vous laissez donc pas décourager mesdemoiselles, et offrez nous encore quelques jolies petites histoires.
quant aux jeunes gens, sachez à l’avenir contenir votre morgue, et montrer ici une attitude plus digne de vous même.
[…] Suite de la seconde partie… […]