En ridiculisant David Ferrer en trois manches sèches (6-2 : 6-3 ; 6-2) lors de la finale de la Masters Cup, Roger Federer a conclu en beauté une quatrième saison consécutive sur le toit du monde du tennis. D’une limpidité et d’une facilité insolente, le jeu du Bâlois a mis à terre l’Espagnol qui restait pourtant sur deux derniers mois de folie. Ferrer n’a aucun regret à avoir. Quand Papa Rodgeur est à 100% de ses possibilités, il est tout bonnement injouable…
A l’issue de cette nouvelle compétition, le constat est effarant et indéniable. Roger Federer est le meilleur tennisman de tous les temps. Rien que çà. Depuis deux mois, David Ferrer s’amusait sur le circuit. A 25 ans, l’Ibérique est au summum de ses capacités et l’a fait savoir. A Shanghaï, il a mis une veste à tout le monde. Je crois que le pauvre Gasquet s’en souviendra à vie de sa déculotté face au natif d’Alicante. Son niveau était tellement impressionnant que l’on pensait qu’il pourrait tenir tête au patron des courts de ces quatre dernières années lors d’une finale qui s’annonçait indécise. Cependant, on avait zappé un petit détail : Roger Federer est invincible. Par manque de motivation, il avait perdu son premier match du tournoi contre Fernando Gonzalez. Il s’est incliné lors de ses deux dernières sorties en Masters Series (Madrid et Paris). Le Suisse s’en tamponne. Ce sont des rendez-vous mineurs à ses yeux. Lui, ce qui l’excite, ce sont les joutes importantes. Et dans ces moments-là, il se transforme en un guerrier indestructible et personne ne peut lui barrer la route. Sauf Rafael Nadal à Roland-Garros.
David Ferrer à l’agonie
Aujourd’hui, dès les premiers jeux, David Ferrer a compris qu’il servirait uniquement de sparing partner au show de Roger Federer. Contrairement aux derniers jours, où il avait joué la carte de la patience contre Roddick puis Nadal, le numéro un mondial a marqué son territoire tôt dans la rencontre. En réussissant le break sur le deuxième service de son adversaire, le lion a imposé sa griffe tout en continuant d’appuyer là où ça fait mal durant le reste de la partie. Le premier set se termine en un peu moins d’une demi-heure. La seconde manche est plus disputée. L’Espagnol pense pouvoir refaire surface. Mais à 3-3, Roger Federer accélère le rythme et aligne trois jeux d’affilée pour mener deux sets à rien en une heure.
A l’entame de la troisième manche, le Suisse, jusque là impressionnant de maîtrise, connaît un petit coup de moins bien. David Ferrer en profite et arrache trois balles de break sur le premier service du Suisse. Toutefois, même dans la difficulté, le taulier possède cette faculté de rester serein et de sortir les bons coups au bon moment. Le nouveau cinquième joueur mondial a laissé passer sa chance. Lors d’un interminable jeu à 3-2, Federer fait une nouvelle fois le break avant d’achever son adversaire. Au terme de la rencontre, David Ferrer semblait complètement abasourdi par la démonstration qu’il venait de subir. Loin d’être abattu, il a préféré saluer la performance de Papa Rodgeur plutôt que de s’apitoyer sur son sort. Chapeau Monsieur ! C’est beau de reconnaître la supériorité de celui qui vient de vous mettre une fessée.
Le plus grand, le plus beau, le meilleur de tous les temps
En Chine, Roger Federer a aligné sa 198ème semaine en tête du classment ATP (le précédent record était 160 !!!) et a remporté son 53ème titre. Tout simplement, EPATANT !!! Et dire qu’il a seulement 26 ans et qu’il veut poursuivre sa carrière jusqu’à 35. De quoi remplir encore plus sa salle de trophée chez lui en Suisse et de dégoûter du tennis bon nombre d’adversaires ! Quant à nous, on va seulement continuer de se délecter des moindres gestes de ce magicien de la petite balle jaune. Il a encore quelques tours de passe-passe à nous faire découvrir…
F.D
Le fait que ce cher Roger soit suisse ne me déplait pas du tout!
Clémy
*fière de vivre au pays du fromage et du chocolat!*