Depuis les incontournables de Blizzard sur la série médiévale fantastique Warcraft III (Reign of Chaos en 2002 et son extension Frozen Throne en 2003), les jeux de Stratégie en Temps Réel (STR) peinent à trouver un public pour deux raisons principales : les intelligences artificielles sont loin de celles imaginées par Steven Spielberg (Intelligence Artificielle, avec Heley Joel Osment et Jude Law, 2003), et les parties multijoueurs restent souvent sclérosées par des tactiques bourrines (Notamment à travers la figure très démocratisée ces dernières années du fast expand). Deux secondes là je reprends mon souffle, non mais ça va pas de faire des phrases comme ça !
Les anciens de Westwood, à l’origine de Command & Conquer et de Red Alert, rassemblés depuis quelques années sous la bannière de Petroglyph et responsables d’un très médiocre STR Star Wars, Empire at War, annoncent aujourd’hui leur prochain jeu, édité par SEGA : Universe at War: Earth Assault. Petroglyph parait être un bien maigre concurrent vidéo ludique, de par son passé historique et son bagage technologique actuel, il aura bien du mal à venir taquiner ne serait-ce qu’une partie de ses différents concurrents.
Par conséquent, on a l’impression d’un titre vite mis sur le marché de la part de SEGA, lequel a du mal à cacher l’arrivée du monolithique Starcraft II de chez Blizzard. Le jeu est quand même bon : design tout à fait novateur et de grande qualité, gameplay et intérêt de jeu maîtrisés, le titre va certainement s’avérer une belle surprise pour sa sortie en janvier 2008. Ce n’est néanmoins, et ne le cachons pas, qu’une pâle copie du révolutionnaire Starcraft qui s’annonce comme un tournant dans le jeu vidéo online.![]()
Bons points pour Universe at War: Earth Assault toutefois : le multijoueur sera cross platform, on verra donc s’affronter les joueurs de XBOX 360 -avec leur antique pad blanc- contre la rapidité d’exécution et la grâce des souris des joueurs PC, ce qui n’est pas sans m’évoquer un improbable match Henri Leconte-Rodger Federer. Ajoutons également l’univers bourrin du jeu, dont les riffs des guitares saturées, et leur tendance métalo-apocalyptique abrutissantes donnent au titre une certaine profondeur, voire même une identité singulière.
Il y a de bonnes heures de jeu en perspective sur ce titre donc, dans le but inavoué, et vous l’avez certainement compris, lecteur averti, de peaufiner ses futures tactiques sur Starcraft II. Et par ce biais, d’entraînement et de renoncement (KickBoxer réalisé par Mark DiSalle, avec JC Van Damme, 1989), devenir avant l’heure, petit à petit, le futur maître du mooonde ! Gnark gnark, machiavélique…
Note : 8/10
Poilu
Laissez un commentaire