le 7 novembre 2007

Les Promesses de l’ombreMoins pessimiste mais tout aussi violent que “A History of Violence”, le dernier Cronenberg : “Les Promesses de l’ombre” (Prix Cadillac au dernier festival de Toronto) est tout du moins très réussi.

À Londres, une sage femme (la très jolie Naomi Watts) tente de retrouver, à l’aide d’un journal intime en russe, la famille d’un nouveau né dont la jeune mère vient de mourir. Mais sa route va la mener dans un dangereux jeu de piste au coeur d’une très puissante famille criminelle de l’Europe de l’Est dont Nikolai Luzhin (Viggo Mortensen, stupéfiant) est le point dominant. Meurtres et révélations en cascades se succèdent alors en ville comme dans la famille.

Les Promesses de l’ombre” renoue avec les deux principaux sujets de “A History of Violence” (2005) à savoir la famille et la violence. La famille, premièrement, dont le chauffeur Nikolai Luzhin est en l’espèce l’homme de terrain d’une des dernières familles les plus machiavélique de l’Est. Cette famille si particulière est d’une part déchirée à récupérer le journal intime contenant moults informations explosives et d’autre part perturbée par un problème de succession entre le père et ses deux fils. “Les Promesses de l’ombre” révèle au fur et à mesure une intrigue de plus en plus complexe digne d’une tragédie.

Secondo, la violence. Si celle-ci intervenait plutôt au départ comme une fatalité dans “A History of Violence“, elle est totalement inhérente à l’histoire familiale de ce dangereux gang dans “Les Promesses de l’ombre“. Avec un réalisme stupéfiant (dû entre autres au chef opérateur Peter Suschitzky), mais sans jamais tomber dans les artifices du spectaculaire, la réalisation expose une violence sans concessions. À ce sujet, la scène de combat dans un sauna fait toujours autant jaser tant par son extrême violence que par la nudité de Viggo Mortensen.
Adepte d’un réalisme cru, David Cronenberg expose néanmoins dans ce long-métrage une certaine sentimentalité. En effet, la fin du film dévoile une mélancolie, presque poétique, toute particulière aux antipodes du pessimisme affiché dans son précèdent opus. Avec le temps, on s’assagit…

À noter aussi pour notre fierté frenchie : Vincent Cassel, très bon dans le rôle du ricaneur “Kirill”, fils de Smyon.

La bande annonce
Les Promesses de l’ombre :


M.Z

Un commentaire pour “Promesses tenues”

  1. […] scène de course poursuite en 2H37. (NDLR : Pour la violence endiablée reportez vous sur “Les Promesses de l’ombre” de Cronenberg, et pour les larmes direction “Dans la vallée d’Elah” de […]

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|Publié par Thib |dans la Catégorie: Critiques Films, CINÉ|
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