le 29 octobre 2007

kimi_raikkonen.jpgÀ 28 ans, le Finlandais Kimi Räikkönen a remporté son premier titre de Champion du Monde de Formule 1 pour sa première saison avec Ferrari. Retour sur le parcours de “Iceman” depuis ces débuts en karting jusqu’à ce titre mondial.

Une jeunesse à toute allure

Kimi Räikkönen est né le 17 octobre 1979 à Espoo, une importante ville finlandaise non loin de la capitale Helsinki. Dès l’âge de 8 ans, il découvre la compétition automobile par l’intermédiaire du karting. En 1999, il débute en monoplace par quatre victoires en autant de courses en Formule Renault. L’année suivante, il remporte le championnat britannique en gagnant sept des dix courses de la compétition.
Du coup, les écuries de Formule 1 commencent à s’intéresser à lui. C’est finalement l’écurie suisse Sauber qui franchit le pas en 2001. Mais il est tellement jeune et peu expérimenté (seulement 17 courses en monoplace pour 13 victoires et 3 podiums) que la FIA hésite à lui accorder la super licence, indispensable pour disputer le championnat du Monde. Il obtient finalement ce document à titre provisoire. À lui de faire ses preuves sur les pistes. Dès sa première saison, il réussit à finir quatre fois dans les points, en terminant notamment deux fois à la quatrième place. Sur et en dehors de sa voiture, son sang froid et son caractère presque glacial lui valent le surnom de Iceman, l’homme de glace (un rival de Captain Iglo en quelque sorte).

kimi_raikkonen__465×305_.jpgRemplaçant de champion du Monde

Ces résultats encourageant attirent l’attention de l’écurie britannique McLaren-Mercedes. Alors que l’on attendait l’arrivée chez les Flèches d’Argent de son coéquipier chez Sauber Nick Heidfeld, c’est bien lui qui est choisi pour remplacer Mika Häkkinen, ex-champion du Monde, qui partait à la retraite (tiens encore un Finnois). Sacré gage de confiance pour un si jeune pilote !
En 2002, la MP4-17 de chez McLaren n’est pas un modèle de fiabilité. Kimi prend néanmoins rapidement la place de numéro un de son équipe, étant plus performant que son compère pourtant beaucoup plus expérimenté, David Coulthard. Cette saison, il la bouclera à la sixième place du championnat en terminant quatre fois sur le podium et en réalisant un record du tour.

L’année suivante, sa monoplace n’est qu’une évolution de celle de la saison précédente. Il parvient néanmoins à remporter sa première course lors du Grand Prix de Malaisie. Au contraire de 2002, la régularité du Finlandais est exemplaire durant tout le championnat, ce qui lui permet de croire jusqu’au bout au titre mondial. Avant le dernier Grand Prix, il est le seul à pouvoir contester la suprématie de Michael Schumacher. Mais sa deuxième place au Japon ne lui permettra pas de ravir le titre au Baron Rouge. Il doit donc se contenter de la deuxième place.

Victime de la machine

En 2004, ces chances d’accéder au titre mondial sont rapidement réduites à néant. Il réalise même une première partie de saison catastrophique, ne terminant la course qu’à deux reprises et ne décrochant qu’un petit point en sept Grand Prix. Mais à l’occasion de l’étape française du championnat, McLaren sort une importante évolution de sa monoplace (on décide de mettre un moteur dans la voiture parce que les voitures à pédale, c’est pas le top !). La deuxième moitié de sa saison sera alors bien meilleure et il décrochera en Belgique la deuxième victoire de sa carrière. Mais au championnat, le retard accumulé est trop important et malgré deux nouveaux podiums au Brésil et en Chine, il ne terminera la saison qu’à une médiocre septième place.

2005, même topo qu’en 2004. La voiture ne soutient pas la comparaison avec les Renaultkimi.jpg et les Ferrari. Il faudra attendre le Grand Prix d’Espagne puis celui de Monaco pour revoir le Finlandais sur la plus haute marche du podium. Mais au Grand Prix d’Europe, la McLaren retombe dans ses travers et tout est à refaire. Avec ce parcours en dents de scie, il ne peut rivaliser avec Alonso dans la course au titre mondial malgré de nouvelles victoires au Canada, en Hongrie, en Turquie, en Belgique et enfin au Japon. Cette belle fin saison annonce une saison 2006 prometteuse.
Mais en 2006, rien ne va plus chez les Mercedes. D’abord en ce qui concerne la fiabilité de la voiture. Au cours du championnat, il devra abandonner à six reprises et n’obtiendra aucune victoire (c’est pire que le PSG, c’est dire). Ensuite, l’annonce de l’arrivée de Fernando Alonso pour la saison suivante fait monter le ton en interne. Devant de tels affronts, le coéquipier de Kimi, Juan Pablo Montoya décide même de jeter l’éponge en cours de saison. Il est alors remplacé par Pedro de la Rosa, habituellement pilote d’essais.

Enfin sacré… chez Ferrari

Face aux échecs répétés sous les couleurs de McLaren-Mercedes, Räikkönen décide de quitter le navire. Sollicité par Renault et Ferrari, il choisit l’écurie italienne, qu’il juge plus à même de l’accompagner jusqu’au sommet de la hiérarchie mondiale. Premier Grand Prix, premier exploit. En Australie, il réalise un fabuleux “hat-trick” (pole position, victoire, meilleur tour en course) qui donne le ton d’entrée : Kimi a les moyens de succéder au génie Schumacher. La suite est plus délicate, Kimi est dominé par le champion du Monde en titre Fernando Alonso et par l’étonnant petit jeune Lewis Hamilton. Après le Grand Prix des États-Unis, il semble même distancé au championnat. Mais grâce à une stratégie de course comparable à celle qu’employait Michael Schumacher, le Finlandais s’adjuge deux victoires en France et en Grande-Bretagne.

Un peu plus tard dans la saison, il remportera le Grand Prix de Spa-Francorchamps pour la troisième fois consécutivement. Cette victoire permet à Ferrari d’être sacré champion du Monde après l’exclusion de l’écurie McLaren-Mercedes. Mais pour le titre des pilotes, la lutte est terrible. Kimi perd des points au Japon mais les récupère en Chine. Du coup avant la dernière manche du championnat, il peut encore décrocher la couronne mondiale. Et malgré sa position d’outsider, Räikkönen va profiter d’une bonne stratégie d’équipe et des malheurs de Lewis Hamilton pour remporter le titre à l’issue de la quinzième victoire de sa carrière. La protestation de l’équipe McLaren n’y changera rien. Le Finlandais décroche son premier titre mondial. C’est son épouse, la ravissante Miss Scandinavie 2003 qui doit être ravie. Toujours est-il qu’à 28 ans, Iceman a encore le temps de mettre le feu aux circuits.

Florent Sachot

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|Publié par shotactu |dans la Catégorie: Auto/Moto, SPORT|
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