Série le plus suivie aux States ces derniers mois, Mon Oncle Charlie est une sitcom créée en 2003 par Lee Aronsohn et Chuck Lorre, avec dans les rôles principaux Charlie Sheen (Hot Shots, Spin City) dans le rôle de Charlie, Jon Cryer (Hot Shots aussi) dans le rôle d’Alan, et le jeune Angus T. Jones dans le rôle de Jake. La série compte aussi de nombreuses guest-stars : Sean Penn, Denise Richards, Teri Hatcher… Aux Etats-Unis, la cinquième saison est en route, en France, la quatrième passe actuellement sur Comédie et prochainement sur Canal +.
Le principe de la série est simple. Vous me direz que ça tombe bien et vous aurez raison : après tout, c’est une série humoristique américaine : l’addition est lourde de conséquences. Mais mais mais – ne boudons pas notre plaisir. Mon Oncle Charlie/Two and a half men (comprenez « deux hommes et demi ») met donc en scène Charlie, dragueur invétéré, alcoolique notoire, richissime propriétaire d’une villa face à la mer de Los Angeles, contraint et forcé (ah… la famille) d’accueillir temporairement (croit-il – j’arrête les parenthèses) son frère et le fils de celui-ci, la faute à un divorce cruel mais bienvenu pour permettre à la série la mise en place du trio central : Charlie, Alan et son fils Jake.
La vie de Charlie est bouleversée. Difficile d’avoir une vie de débauché quand le regard inquisiteur d’un père de famille vous juge, en silence, et difficile, aussi, quand il s’agit d’élever le gamin, de siroter tranquille une petite Margarita au soleil d’une terrasse généreuse. Le Salon de Dieu comme l’appelle Charlie… Difficile oui, mais pas impossible : Kenny mourrait dans South Park a chaque épisode ; Charlie picole son petit verre, discretos, tout au long de la série. Car « chassez le naturel il revient au galop » : Charlie n’arrête pas d’être Charlie au prétexte qu’un frère chiropracteur coincé débarque dans son immense villa. Et puis ça tombe bien, Jake, le petit, se sent plus d’affinité avec son oncle qu’avec son père, au grand désarroi de ce dernier.
On nous narre les aventures du trio vaudevillesque (carrément, vaudevillesque – oui, j’avais dit que j’arrêtais) sur cinq saisons, la dernière étant en cours de diffusion au stazunis, pardon, aux USA. Et là réside le vrai mystère de cette série, en tout cas pour nous, petits frenchies que nous sommes. Cinq saisons, c’est quand même beaucoup, surtout si l’on considère la rapidité du cycle télévisuel, et la tendance à la coupe fraîche qu’ont les studios de production envers les séries humoristiques ; mais surtout, cinq saisons pour une série qui reste confidentielle dans beaucoup de pays, c’est vraiment beaucoup.
La réponse, à ce mystère mystérieux, se trouve d’abord dans les audiences : si l’export
n’est a priori pas satisfaisant, les ricains accrochent grave chanmé (spéciale dédicace à toi, le jeune – promis ce coup-ci, j’arrête) à la série. La semaine dernière (diffusion du 16/10/07), le centième épisode a fait mieux que Heroes, c’est dire. Deuxième élément : ce genre de série est plutôt du type long-seller, à l’instar de Friends, dont Mon Oncle Charlie est très proche, peut-être pas exactement dans l’humour, mais au moins dans le format et le déroulé.
Je m’explique : un best seller se vend beaucoup, très vite (Heroes par exemple), un long seller démarre tout doux, mais s’inscrit sur la durée. En gros, la série Heroes, si elle n’est pas un feu de paille, n’a pas vraiment un grand potentiel de rediffusion, quand Mon Oncle Charlie peut être diffusé, rediffusé, re-rediffusé presque à l’infini. Le format 24 minutes sied autant à la tranche midi (c’est ce qu’avait choisi Canal+ en France) qu’à la fin d’après midi (on pense à des séries comme That’s 70’s show, ou Friends), et même à l’access prime-time, 20h00-20h30.
Nul doute que les producteurs misent sur un canasson longue durée quand ils relancent la série pour une cinquième saison. Mais ces considération économico-cyniques ne doivent pas masquer une chose : Mon Oncle Charlie est une série drôle, très drôle, parfois même hilarante (j’en ai les tétons qui dardent). Une série qui gagne à être connue, comme on dit. Et qui le sera sans doute à terme, peut-être pas gravée aussi profond qu’un Friends dans la mémoire collective, mais capable, et c’est déjà beaucoup, de vous faire passer une petite demi-heure bien agréable.
P.C.P.
ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaais
Elle tue tout cette série mais c’est vrai qu’on la voit que sur canal et même plus maintenant ils ont arrêté c’est naze. Vivement qu’une grande chaîne ouvre les yeux et la diffuse pour faire connaître aux français !
[…] - Drame télévisé préféré : House - Comédie télévisée préférée : Mon Oncle Charlie - Série télé d’animation favorite : Les Simpson - Émission de science-fiction préférée […]