le 21 octobre 2007

rugbylogo20071.gifLes Springboks ont confirmé leur statut de favori en finale en battant difficilement (15 - 6) des Anglais courageux mais nettement inférieurs. Au terme d’un match sans essai et sans spectacle, l’Afrique du Sud a glané sa deuxième couronne mondiale douze ans après son premier sacre. Une petite pensée pour les pauvres spectateurs du Stade de France qui n’ont rien eu à se mettre sous la dent sous un froid glacial…

Que dire d’un match aussi pauvre et ennuyeux ? Les joueurs étaient-ils timorés par l’enjeu … ou le temps polaire ? Quoi qu’il en soit, on a assisté à l’opposition entre deux des trois défenses les plus rugueuses. La troisième étant l’Argentine…En demies, les Sud-Africains avaient profité des quelques erreurs adverses pour atterrir dans l’en-but. Cependant, si l’adversaire ne commet pas de fautes, comment font-ils pour scorer ? Ils tentent de forcer le destin grâce à une défense intraitable et un pressing constant afin de profiter de n’importe quelle broutille pour enfiler les 3 points avec des pénalités ou des drops. Voilà à quoi s’est résumée cette finale inintéressante. N’étant pas concernés, notre enthousiasme à l’entame de la rencontre était déjà très modéré… Je ne vous raconte pas à la fin du match !

Pourtant, on s’y attendait. On savait très bien que les Boks n’infligeraient pas une nouvelle correction aux Anglais comme en phase de poules (36 - 0). Depuis le quart contre l’Australie et le retour de Super Wilko, le XV de la Rose a retrouvé toutes ses vertus défensives. Par contre, pour l’attaque, il y a du boulot. Hormis sur l’essai justement refusé à Cueto en début de deuxième période, les hommes de Brian Ashton ont rarement mis les pieds dans les 22 adverses. Tout leur jeu repose sur la magie et le réalisme de Jonny Wilkinson. En plus, il n’a pas été aidé par les sorties prématurées des deux vétérans qui fêtaient leurs dernières caps Robinson et Catt, prépondérants dans l’animation offensive.

Cette opposition de buteurs a permis au futur perpignanais Percy Montgomery de passer 4 pénalités et de devenir le meilleur marqueur de la compétition. Il dépasse sur le fil l’Argentin Felipe Contepomi. C’est le jeune et future star du rugby mondial, François Steyn qui a définitivement scellé le sort de la rencontre avec une pénalité de 50 mètres à un peu plus de 10 minutes de la fin. Les Boks avaient désormais 9 points d’avance, soit plus d’un essai transformé. Ecart insurmontable pour des Anglais qui ont beaucoup tenté mais sans réellement mettre en danger une Afrique du Sud implacable et sûre d’elle. Elle devient ainsi championne du monde pour la seconde fois. Le pilier fermier Os Du Randt est le seul à avoir participé aux deux triomphes. Une juste récompense pour cette star locale, chouchoutée depuis plus d’un an pour le conserver au chaud. La déception est terrible pour nos meilleurs ennemis même s’ils n’ont rien à redire sur leur défaite. Ils sont revenus de nulle part en l’espace d’un mois. Mais ils n’ont pu conserver leur bien, glané quatre ans plus tôt en Australie.

Cette septième Coupe du Monde se conclut ainsi par un match de merde, un très bon champion du monde et un trophée Webb Ellis cabossé par un gamin au moment d’entrer sur la pelouse. Il se faisait tellement dessus à l’idée de pénétrer dans une enceinte de 80 000 personnes qu’il s’est mis à chialer et à perdre ses moyens. La tignasse blonde de Jean-Pierre Rives a eu du mal à le consoler. Ce nouvel épisode stupide, qui a allongé la cérémonie protocolaire, vient s’ajouter à d’autres éléments pathétiques d’une Coupe du Monde à vite oublier. Vivement 2011 et un vrai pays de rugby : la Nouvelle-Zélande.

O.M 

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|Publié par shotactu |dans la Catégorie: Rugby, SPORT|
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