Le groupe Congopunq propose dans son album Candy Goddess un rythme et un groove endiablé à mi-chemin entre l'influence Baile Funk de M.I.A et le tropicale post-punk d'Ebony Bones... Bon, on va essayer de faire plus clair : un groupe, Congopunq, un album, Candy Goddess, deux artistes, totalement fous.
Congopunq est le groupe que forment Cyril Atef, batteur de Bumcello, et Constantin Leu, que l'on peut retrouver dans la parodie de Justice, « Musique Post Bourgeoise ». Autant dire que l'on ne va pas parler de Chantal Goya. Pour commencer, décortiquons le nom du groupe, Congopunq, néologisme né d'une fusion entre « Congo » et « Punq », jusque là tout le monde suit. Pour une tentative d'explication, nous nous limiterons à celle ci, « Congo » pour la transe, « Punq » pour la rouspétance. (ndlr : « rouspétance » existe et n'a pas seulement été créé pour la rime) Candy Goddess, c'est une castagne de Pinatas, du catch entre mariachis, comment être plus explicite...une désinhibition florale... D'accord, ce n'est toujours pas évident. Alors, attaquons nous au cœur de problème.
Les deux anartistes le déclarent d'eux même, la première piste de l'album s'appelle « N'importe quoi ». Prenez un rythme samba à 150 bpm entrecoupé de refrains reggae, les deux s'enchaînant bien sûr avec succès. La transe tropicale continue sur quelques miles au fin fond de l'inconscient sur des pistes comme « Whirl & Sweat » mais arrive à son apogée sur la géniale piste instrumentale « Red Car Go », une sorte de stupéfiant musical, sans mauvais effet secondaire. La piste « Candy Goddess » est un très bon son discopunkifiant, un pic avant la gueule de bois avec « New World Disorder ».
Comme vous aurez peut-être la chance de le voir sur scène, les Congopunq sont des originaux, au cas où jusque là vous ne l'auriez pas déjà compris. Sur l'album Candy Goddess, cela se traduit notamment par la « Congosuite » en trois parties, un peu comme une symphonie. Les titres annoncent, ou pas, la couleur, « Wap Dansé », « Corps Cri » et « Crucufixture », un délire relativement planant.
Mais la quintessence de Congopunq se situe à la fin de l'album, avec la piste « Dance by YoNina ». Un kalimba saturé, tout simplement, la substance de « Congo » + « Punq », il s'agit d'un kalimba saturé, il suffisait d'y penser.
VERDICT :
Un bon son qui donne la pêche, qui donne un brin de folie. Juste ce qu'il faut de transe africano-tropicale, le côté punk amené non pas par un mauvais guitariste sous acide mais par une ambiance insolente. Certains crient déjà que c'est du « déjà entendu » mais en réalité pas tant que ça sur les devants de la scène hexagonale. Alors, vous pouvez vous lancez à corps perdus dans la transe fulminante de Congopunq.